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Quelles priorités doivent être établies pendant la présidence allemande ?

Durant sa présidence, l’Allemagne œuvrera en profondeur au renforcement des valeurs fondamentales et en particulier à une gestion commune, coopérative et constructive du thème de l’État de droit. Le gouvernement fédéral soutiendra ainsi le projet de la Commission d’établir un rapport annuel sur la situation de l’État de droit au sein de l’ensemble de l’Union européenne et dans chacun des pays membres. Celui-ci doit servir de base à la tenue d’un dialogue politique équitable entre tous les membres de l’UE. Il y aurait à l’avenir deux débats au sein du Conseil : un débat annuel sur les évolutions dans l’ensemble de l’Union et un débat semestriel sur certains chapitres du rapport spécifiques à chaque pays. L’objectif est de mener un dialogue ouvert et constructif pour avoir une meilleure compréhension de la situation dans chacun des pays membres. Ce dispositif permettrait une détection précoce des menaces contre l’État de droit ainsi qu’un soutien mutuel.

Un dialogue de ce type ne peut exister qu’en complément d’autres mécanismes. Le respect de normes en matière d’État de droit est une condition fondamentale de la bonne utilisation des moyens issus du budget de l’Union européenne. L’Allemagne appuie donc la proposition de la Commission de lier les versements au titre du budget de l’UE au respect de telles normes dans les pays membres.

En cas de défaillances graves de l’État de droit dans un pays membre, il convient d’appliquer avec fermeté les mécanismes prévus à cet effet par les traités européens. Cela vaut aussi bien pour le processus prévu à l’article 7 du Traité sur l’Union européenne que pour les procédures devant la Cour de justice de l’Union européenne. 

L’Allemagne continuera d’agir en faveur de l’adhésion de l’UE à la Convention européenne des droits de l’homme : dès que la situation de la pandémie de COVID-19 le permettra, les négociations avec le Conseil de l’Europe sur l’adhésion devraient se poursuivre de manière engagée. 

Comment renforcer la liberté et la tolérance à l’ère du numérique ?

Durant sa présidence du Conseil de l’Union européenne, l’Allemagne s’engagera en faveur de la démocratisation d’Internet et de la résilience des sociétés quant au traitement des contenus Internet. Il est essentiel de lutter contre la polarisation des débats politiques et sociaux. La crise du coronavirus a montré une nouvelle fois que les informations fondées sur des faits étaient cruciales pour la protection de la population. La lutte contre les crimes de haine joue également un rôle décisif dans le climat social.

Afin de s’opposer ensemble résolument à toutes les formes d’antisémitisme, l’Allemagne vise un meilleur échange au niveau européen, notamment concernant les stratégies et les structures destinées à lutter contre les actes antisémites et à les répertorier. Il est également nécessaire d’agir fermement contre l’antitsiganisme.

Manifestation « Une Europe pour tous - votre voix contre le nationalisme » à Cologne. © Geisler-Fotopress/dpa
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La culture et les médias jouent un rôle clé dans la transmission de l’identité, de l’histoire et des valeurs européennes. La diversité et la liberté dans ces domaines doivent être garanties, par exemple par le maintien du programme de soutien « Europe créative ». L’Allemagne souhaite étudier de quelle manière l’Union européenne pourrait aider encore plus efficacement les secteurs des médias et de la culture, qui ont été fortement touchés par la crise du coronavirus. Dans cette optique, la mise en œuvre de l’approche stratégique de l’UE dans le domaine des relations culturelles internationales est un outil important.

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