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Ils doivent même multiplier leurs efforts afin de maintenir l’élévation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius. L’Allemagne crée une base concrète d’action dans de nombreux domaines, en adoptant, par exemple, des législations audacieuses sur les énergies renouvelables, la protection du climat ou la stratégie en matière de durabilité du gouvernement fédéral. La présidence allemande du Conseil de l’Union européenne doit elle aussi tenir compte de l’importance croissante de ces questions. Le 4 juin 2019, la chancelière fédérale Angela Merkel a déclaré que, pendant la présidence, le développement durable jouerait un rôle important tant sur le plan du contenu que sur celui de l’organisation. Cela signifie que les critères de durabilité qui font leurs preuves lors de la planification et de la réalisation de toutes les manifestations liées à la présidence seront systématiquement pris en compte.

Dans l’organisation de ces événements, l’Allemagne s’inspire également des présidences précédentes. Pour les quelque 500 manifestations qu’elle a prévues, l’Allemagne souhaite reprendre et poursuivre l’élan décisif donné par l’Autriche et la Finlande dans ce domaine.

Cela consiste notamment :

  • à supprimer les petits présents remis à l’arrivée des délégations
  • à utiliser des produits alimentaires régionaux et issus du commerce équitable, des produits végétaux et de l’eau du robinet
  • à mettre en place des stratégies pour réduire la quantité de déchets
  • à veiller à ce que les lieux et les hôtels où sont organisées les manifestations ont obtenu des certifications environnementales et respectent les critères de durabilité
  • à veiller à l’achat de sacs écologiques pour les officiers de liaison chargés de s’occuper des délégations d’invités en Allemagne

Afin d’assumer pleinement sa responsabilité en matière de politique climatique, le gouvernement fédéral allemand assurera la neutralité climatique de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne et compensera toutes les émissions de gaz à effet de serre qui ne peuvent être évitées. Cela se fait par l’achat et la vente de crédits de réduction d’émissions issus de projets de protection du climat certifiés dans le cadre du mécanisme pour un développement « propre » (MDP) du Protocole de Kyoto à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 1992. Cela permet de compenser les émissions ne pouvant être évitées par des réductions d’émissions dans un autre domaine. L’Agence fédérale de l’environnement a été chargée par le gouvernement fédéral de calculer les émissions générées par l’ensemble des manifestations prévues et de les compenser par les crédits correspondants de projets MDP de qualité. Afin d’éviter toute sous-estimation, ce sont des valeurs par défaut conservatrices qui ont été utilisées pour le calcul. Les hypothèses retenues pour le calcul des émissions feront l’objet d’un contrôle dans le cadre du reporting sur la durabilité à l’issue de la présidence allemande du Conseil de l’UE. Par conséquent, le gouvernement fédéral suit le principe du séquencement de l’action respectueuse du climat, à savoir « d’abord éviter puis réduire et enfin compenser » les émissions.

Pour envoyer un signal politique fort d’indépendance, le gouvernement fédéral allemand renonce à recourir à toute prestation de sponsoring de quelque nature que ce soit pendant la présidence allemande. Sa décision de renoncer aux parrainages de ses manifestations par le secteur privé garantit une présidence du Conseil de l’UE sans aucun signe d’influence extérieure.