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La question de savoir de quelle manière les systèmes de protection sociale et de meilleures mesures relatives à la santé et la sécurité au travail peuvent contribuer à la relance économique et sociale de l’UE était au cœur de cet échange, présidé par le ministre fédéral du Travail et des Affaires sociales, M. Hubertus Heil. Y ont participé, outre ses homologues au sein de l’UE, le commissaire en charge de l’Emploi et des Droits sociaux, M. Nicolas Schmit, ainsi que des représentantes et représentants de haut niveau des partenaires sociaux européens.

Le ministre fédéral du Travail et des Affaires sociales, M. Hubertus Heil, a déclaré :

La pandémie nous a toutes et tous touchés soudainement. Il s’agit à présent de ressortir plus forts de cette crise et de mieux nous préparer pour faire face à l’avenir. Un enseignement essentiel que nous avons retiré de la crise est le suivant : si l’on veut une Europe forte sur le plan économique, il faut garantir une Europe sociale. C’est l’alliance de la croissance et de la protection sociale qui nous aide à traverser les crises et favorise l’innovation, le progrès et la créativité. Voilà pourquoi nous voulons que soient mises en place une protection accrue contre la pauvreté et l’exclusion sociale ainsi que de bonnes conditions de travail. Les personnes des différents États membres ne doivent pas être mises en concurrence les unes contre les autres. Chacune et chacun, au sein de l’UE, doit pouvoir vivre en sécurité et dignement. En même temps, il s’agira, dans les mois à venir, de façonner le nouveau monde du travail et de promouvoir le travail décent également à l’échelle mondiale. Les droits de l’homme ne connaissent pas de frontières.

Les sujets abordés au cours de la visioconférence des ministres du Travail et des Affaires sociales sont les suivants :

  • La contribution des systèmes de protection sociale pour surmonter la crise
    Malgré des différences nationales, les systèmes de protection sociale jouent un rôle important dans la relance de la conjoncture économique, car ils protègent à la fois les emplois et les revenus. C’est pourquoi les ministres n’ont pas seulement échangé sur la consolidation de ces systèmes. Ils ont également discuté de la manière dont l’accès à la protection sociale pourrait être étendu afin que les personnes se trouvant dans des formes d’emploi atypiques puissent également bénéficier d’une couverture sociale. En outre, les États membres ont été touchés à des degrés différents par la pandémie. Éviter que d’autres fissures sociales ne se produisent au sein de l’UE est donc, à présent, d’autant plus important.
  • La santé et la sécurité sur les lieux de travail
    La pandémie a mis en évidence que la santé, la sécurité au travail et la réussite économique étaient étroitement liées. C’est la raison pour laquelle les dispositions relatives à la santé et la sécurité sur les lieux de travail doivent être définies de manière à empêcher, autant que possible, une mesure de confinement général appliquée à la vie économique et sociale. En même temps, des modèles de travail flexibles ont vu le jour au cours de la pandémie et se sont avérés efficaces. Ces modèles peuvent être source d’opportunités pour les travailleurs, néanmoins, y recourir ne doit pas conduire à une sécurité et une protection amoindries.
  • Mieux faire respecter les droits des travailleurs saisonniers et des employés mobiles
    La pandémie de coronavirus a montré à quel point les conditions de travail et de vie des travailleurs saisonniers étaient en partie contestables - notamment dans l’industrie de la viande. Le ministre fédéral du Travail et des Affaires sociales, M. Hubertus Heil, s’attachera donc, avec ses homologues européens, à chercher des moyens afin de mieux faire respecter à l’avenir les droits de ces personnes dans la pratique. Cela doit permettre également de réduire les inégalités sociales, d’empêcher le dumping salarial et de consolider la protection sociale.