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Le débat a principalement tourné autour de l’étude d’impact détaillée de la Commission européenne sur les impacts sociaux, économiques et écologiques d’un objectif climatique plus ambitieux à l’horizon 2030. La ministre fédérale de l’Environnement Svenja Schulze a déclaré :

Nous ne pouvons faire face aux grands défis de notre époque que sont le changement climatique, la perte de biodiversité et la crise du Covid-19 que par une approche conjointe, transfrontalière et solidaire. Sur ce point, nous sommes d’accord au sein de l’Union européenne et avec beaucoup de nos partenaires. Nous avons eu des discussions intenses sur le nouvel objectif climatique de l’UE. La compréhension commune grandit. À Berlin, nous avons ainsi jeté les fondements importants des décisions à venir.

La Commission européenne avait proposé de réduire les émissions européennes de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici 2030 par rapport à 1990, au lieu de 40 %. D’ici 2050, l’UE devra être neutre en carbone, conformément à la décision du Conseil européen, prise à l’unanimité en 2019. L’Europe apporte ainsi sa contribution à la mise en œuvre des objectifs de l'accord de Paris sur le climat.

Le nouvel objectif climatique est également un élément important de la stratégie économique de l’UE. Les investissements dans la protection du climat devraient contribuer à aider l’économie européenne à sortir de la crise du Covid-19.

La ministre Svenja Schulze a constaté :

L’UE montre l’exemple en matière de protection du climat. Nous voulons devenir la première région du monde climatiquement neutre. Avec nos solutions et nos stratégies, nous voulons motiver d’autres pays à suivre notre exemple. Ensemble, nous avons la force et le savoir-faire de transformer nos économies de manière climatiquement neutre et de préparer l’avenir de notre projet européen.

Un autre sujet abordé lors de la réunion était la perte de la biodiversité mondiale. À l’initiative de la présidence allemande du Conseil de l’UE, les ministres ont discuté de la question de savoir si le projet actuel du nouveau cadre mondial pour la diversité biologique pour l’après 2020 tire les bonnes leçons de la crise. Une contribution du Conseil mondial de la biodiversité sur la corrélation entre la biodiversité et les pandémies a permis de faire le point sur l’état actuel des connaissances scientifiques. De cette manière, les ministres ont également établi un lien clair avec le sommet des Nations unies sur la biodiversité, qui se déroulait en parallèle. Lors de ce sommet, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi qu’environ 150 chefs d’État et de gouvernement et ministres ont exigé mercredi la protection urgente de la biodiversité et ont souligné l’importance de la conférence mondiale sur la biodiversité en 2021.

Conférence de presse de clôture avec la ministre allemande de l’Environnement, Svenja Schulze, à la suite de la réunion informelle des ministres de l’environnement de l’UE à Berlin (en anglais uniquement)

Pressekonferenz von Bundesumweltministerin Svenja Schulze

La réunion informelle des ministres, partie intégrante de la présidence allemande du Conseil de l’UE, permet de discuter des sujets politiques d’actualité au-delà de la gestion des affaires courantes. Les ministres des États de l’Association européenne de libre-échange (AELE), à savoir l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, et des pays candidats à l’adhésion à l’UE y ont également participé, ainsi que le président de la commission de l’environnement du Parlement européen, le directeur de l’Agence européenne pour l’environnement et le secrétaire général du Bureau européen de l’environnement (l’association européenne des ONG environnementales).

Les déclarations de tous les ministres de l'environnement de l'UE lors de la réunion informelle et d'autres documents peuvent être consultés ici :


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