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Ce mardi, lors de leur deuxième réunion présidée par le ministre fédéral Andreas Scheuer, les ministres européens des transports ont échangé principalement sur les projets passés et en cours de la présidence allemande du Conseil de l’UE. La présidence portugaise qui lui succède a également présenté son programme pour le premier semestre 2021.

Les discussions ont notamment porté sur la révision de la directive Eurovignette sur laquelle le Conseil travaille actuellement. Celle-ci prévoit un calcul des taxes routières reposant sur les émissions de CO2 afin d’inciter à l’utilisation de véhicules plus propres. La présidence allemande a présenté une proposition qui a été adoptée à la majorité : à moyen terme, un règlement relatif aux taxes doit être instauré pour tous les camions ayant un P.T.A.C. supérieur à 3,5 tonnes. Des exceptions doivent être aménagées pour l’artisanat et les véhicules à émission nulle.

Les ministres ont également abordé la stratégie d’innovation « New Mobility Approach » élaborée par la présidence allemande du Conseil en vue de réorganiser la mobilité en Europe. Conçue comme une réponse de l’Allemagne au « pacte vert » de la Commission européenne, elle réunit trois objectifs : durabilité, mobilité et numérisation. Cette nouvelle approche doit s’inscrire dans la « stratégie de mobilité durable et intelligente » exposée par la Commission.

La présidence allemande du Conseil de l’UE et la présidence portugaise ont annoncé que 2021 serait l’année européenne du rail. Dans ce contexte, le ministre fédéral des Transports a travaillé sur le concept « Trans-Europ-Express (TEE) 2.0 », qui prévoit un réseau transfrontalier de trains de nuit et de trains à grande vitesse en Europe. Des entreprises ferroviaires allemandes, autrichiennes, françaises et suisses ont signé une déclaration d’intention pour la mise en œuvre de ce projet.

Un autre point important à l’ordre du jour était un échange de vues sur la réforme du ciel unique européen. Cette réforme a pour objectif une gestion européenne plus efficiente, plus flexible et plus durable des transports aériens. Une nouvelle édition de l’initiative Ciel unique européen (CUE) est considérée comme un élément indispensable pour réduire les émissions de CO2 et donc comme une condition essentielle à la réalisation des objectifs du pacte vert européen de la Commission. La pandémie de Covid-19, en particulier, a mis en évidence l’importance de rendre le transport aérien plus flexible afin de pouvoir réagir plus rapidement aux fluctuations imprévisibles du trafic. Parmi les autres sujets abordés figuraient entre autres les effets de la pandémie de Covid-19 sur les droits des passagers aériens et les efforts déployés pour permettre, à travers une coopération internationale renforcée, les changements d’équipage et le rapatriement des gens de mer qui ont été rendus plus difficiles par la pandémie de Covid-19.