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Heiko Maas : « Nous devons également considérer des sanctions européennes à l’encontre d’Alexandre Loukachenko lui‑même »

L’appareil sécuritaire bélarussien continue de s’en prendre avec violence à sa propre population. Le président Alexandre Loukachenko refuse toujours toute offre de dialogue ou de médiation. Après que des centaines de manifestants ont de nouveau été arrêtés à Minsk et dans d’autres villes, les ministres des Affaires étrangères de l’UE discutent aujourd’hui de la manière de maintenir la pression sur M. Loukachenko. À Bruxelles, l’Allemagne plaide pour une adoption rapide des mesures de sanction proposées et, suivant les développements futurs au Bélarus, pour étendre éventuellement les sanctions à M. Loukachenko lui‑même. En amont du Conseil des affaires étrangères, le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas a réaffirmé :

La situation au Bélarus n’a en rien évolué. La violence à l’égard des manifestants pacifiques est totalement inacceptable. Par conséquent, nous devrons nous pencher aujourd’hui sur la question de savoir si nous, Européens, devons également imposer des sanctions à l’encontre de M. Lukachenko qui est le principal responsable politique.

Méditerranée orientale : saisir les opportunités offertes à la diplomatie

Le conflit turco‑grec autour des gisements de gaz en Méditerranée orientale est de nouveau au centre des discussions à Bruxelles aujourd’hui. La semaine dernière, le navire de recherche turc « Oruç Reis » était rentré au port d’Antalya après avoir exploré des gisements de gaz en Méditerranée orientale. Il s’agissait d’une première étape de désescalade, qui a d’ailleurs été saluée par la Grèce. Concernant les efforts du gouvernement fédéral en vue d’une désescalade de la situation, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a déclaré :

Nous qui assurons la présidence du Conseil de l’UE sommes toujours convaincus qu’il est nécessaire de réunir la Grèce et la Turquie autour de la table des négociations. Nous pensons également que c’est possible et, pour y parvenir, nous voulons utiliser la fenêtre d’opportunité diplomatique d’ici le Conseil européen qui se tiendra en fin de semaine.

Libye : des progrès dans le processus politique

Lors de la séance d’aujourd’hui, le haut représentant de l’Union Josep Borrell évoquera son déplacement en Libye du 1er septembre et discutera des possibilités de l’UE pour soutenir les récents progrès réalisés dans le processus politique. Durant les derniers entretiens à Montreux du 7 au 9 septembre qui avaient été menés sous la médiation des Nations Unies, les principaux camps politiques libyens avaient conclu un accord de principe sur la suite du processus politique. Dans le même temps, les ministres européens des Affaires étrangères décident aujourd’hui de nouvelles listes de sanctions de l’UE en raison de violations de l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à la Libye.