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Après le retour du navire de recherche turc « Oruç Reis » dans la zone maritime controversée au large de l’île grecque de Kastellorizo, une solution consensuelle en Méditerranée orientale entre la Grèce, Chypre et la Turquie semble s’éloigner à nouveau. La situation reste tendue. Le chef de la diplomatie allemande se trouve aujourd’hui à Nicosie et à Athènes pour échanger sur cette question avec les chefs d’État et ses homologues. Une chose est certaine : l’Allemagne est pleinement solidaire de la Grèce et de Chypre, également dans son rôle actuel de pays exerçant la présidence du Conseil de l’Union européenne. Avant son départ, M. Maas a déclaré :

Toutes les parties prenantes doivent donc continuer d’œuvrer à de bonnes relations de voisinage. Cela suppose des efforts sincères de la part de toutes. Une atmosphère constructive est indispensable pour pouvoir tenir des discussions exploratoires entre les parties. Nous appelons donc la Turquie à ne pas prendre de mesures unilatérales et à refermer ainsi la fenêtre de dialogue qui vient de s’ouvrir avec la Grèce. Si, comme il ne cesse de le répéter, le gouvernement turc souhaite vraiment des entretiens, Ankara doit renoncer à passer successivement de la détente à la provocation.

S’il devait y avoir réellement de nouvelles explorations de gaz turcs dans les zones maritimes controversées en Méditerranée orientale, ce serait un dur coup porté aux efforts de désescalade, et partant, au développement des relations entre l’Union européenne et la Turquie tel que convenu lors du dernier Conseil européen.

S’efforcer de poursuivre le dialogue

Le ministre fédéral des Affaires étrangères plaidera aujourd’hui à Nicosie et à Athènes pour que l’on s’efforce de poursuivre sur la voie du dialogue et pour que l’on ne laisse pas se rompre le fil du dialogue tissé précisément dans ces questions difficiles. En effet, il ne peut y avoir en dernier ressort d’autre logique de règlement du conflit entre partenaires de l’OTAN étant donné que la Turquie restera voisine de la Grèce et de Chypre et que la géographie en Méditerranée orientale ne changera pas. Le chef de la diplomatie allemande l’a affirmé : l’Allemagne poursuit son engagement actif et elle reste prête à soutenir de son mieux la recherche d’une solution.