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Au cours de sa réunion du 13 juillet, le Conseil des affaires étrangères, présidé par Josep Borrell, haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a réaffirmé le soutien de l’UE à l’autonomie et aux libertés fondamentales de la population de Hong Kong. En débattant de l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong, les ministres européens des affaires étrangères ont également souligné l’impact potentiel de la décision sur les relations de l’Union avec la Chine. 

Dans ses conclusions formelles adoptées ce jour (28 juillet), le Conseil réaffirme le soutien de l’UE à Hong Kong selon le principe « un pays, deux systèmes » et exprime sa solidarité aux habitants de Hong Kong. Il prévoit également un ensemble de mesures concertées en réponse à cette décision portant notamment sur : 

  • la politique en matière d’asile, de migration, de visa et de résidence
  • les exportations d’équipements et de technologies sensibles spécifiques pour usage final à Hong Kong
  • des bourses et des échanges universitaires incluant des étudiants et des universités de Hong Kong
  • le soutien à la société civile
  • le fonctionnement d’accords d’extradition d’États membres et d’autres accords pertinents avec Hong Kong

À propos de l’adoption des conclusions du Conseil de l’UE eu égard à Hong Kong, le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas a déclaré aujourd’hui (le 28 juillet) :

Si nous voulons affirmer nos valeurs et nos principes face à des puissances comme la Chine, nous, Européens, devons parler d’une même voix. Par conséquent, je me réjouis que nous, les ministres des Affaires étrangères de l’UE, soyons parvenus aujourd’hui à un consensus sur les conclusions du Conseil eu égard à Hong Kong. Ces conclusions témoignent de notre solidarité avec les habitants de Hong Kong qui craignent une érosion du principe « un pays, deux systèmes » et de leurs libertés. Nous attendons de la Chine qu’elle respecte ses obligations internationales et assure l’autonomie ainsi que les libertés garanties dans la loi fondamentale.

Aux côtés de la France, nous avons présenté au Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE l’initiative pour une réaction européenne concertée à l’application de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Grâce à cette initiative, nous disposons désormais d’une boîte à outils commune. Il revient maintenant à chaque État membre de mettre en œuvre les mesures au titre de sa compétence nationale. Cela concerne l’exportation de biens sensibles, notamment l’exportation de technologies pouvant être utilisées à des fins de surveillance. Nous souhaitons en outre renforcer notre dialogue avec la société civile et, à cet effet, recourir davantage à nos programmes de bourses. Nous examinerons les accords d’extradition nationaux. Nous accorderons par ailleurs une attention particulière à l’effet extraterritorial de la loi.

Pour ce qui est de l’Allemagne, nous avons d’ores et déjà commencé à mettre en place de premières mesures. Pour moi, cela signifie également que nous cessons immédiatement l’exportation vers Hong Kong de biens d’armement ainsi que de biens à double usage particulièrement sensibles, et que nous traiterons désormais Hong Kong comme le reste de la République populaire de Chine.

Les conclusions reflètent la déclaration du haut représentant du 22 mai sur le sujet : « L’Union européenne est profondément attachée au maintien de la stabilité et de la prospérité de Hong Kong dans le cadre du principe ''un pays, deux systèmes''. Elle attache une grande importance à la préservation du degré élevé d’autonomie de Hong Kong, conformément à la loi fondamentale et aux engagements internationaux, ainsi qu’au respect de ce principe. »