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Un rythme soutenu – au cours des dernières semaines mouvementées, divers thèmes ont connu une évolution extrêmement dynamique. Non seulement tous les pays continuent de lutter contre la pandémie de Covid-19 et les conséquences de la crise, mais la situation est également tendue en Libye, en Méditerranée orientale ou au Bélarus et au Liban. L’Union européenne est sollicitée sur de nombreux fronts à se positionner et à agir sur le plan de la politique étrangère. Discuter des crises actuelles et, parallèlement, échanger dans un cadre informel de manière plus approfondie sur des questions de la politique étrangère et de sécurité, voilà à quoi servent les réunions Gymnich organisées tous les six mois à l’initiative du haut représentant de l’Union Josep Borrell et du ministre des Affaires étrangères du pays exerçant la présidence du Conseil de l’Union européenne, en l’occurrence le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

Réunion Gymnich à Berlin © Florian Gaertner/photothek.net
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Bélarus : l’UE exige une solution pacifique

Les ministres des Affaires étrangères se sont entretenus de la contribution que peut apporter l’UE pour maintenir la pression sur le président Loukachenko et aider le Bélarus à sortir de la crise par la voie du dialogue. L’Allemagne a plaidé pour un soutien ayant pour but un processus de dialogue et de transition national pacifique au Bélarus et une mission de médiation de l’OSCE.

Pour le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas, une chose est claire :

Tout le monde dans la salle s’est entendu sur le fait que, si Monsieur Loukachenko augmente la pression sur la société civile pacifique, alors nous, Européens, devons augmenter la pression sur Monsieur Loukachenko. Les droits de l’homme et les libertés sont des valeurs fondamentales élémentaires ; dans l’Union européenne, nous nous sommes engagés à les respecter inconditionnellement. C’est pourquoi nous imposerons progressivement des sanctions ciblées à l’encontre des responsables des manipulations électorales et de la violence.

Russie : une politique de l’UE fondée sur des principes et plus active

En vue de la discussion sur les relations entre l’Union européenne et la Russie, le Service européen pour l’action extérieure a transmis un bilan de la mise en œuvre des cinq principes de l’UE convenus en juin 2016 concernant l’attitude à adopter envers la Russie. C’est sur cette base que les ministres des Affaires étrangères européens oont évoqué l’état actuel des relations et les possibilités de progresser dans la politique UE-Russie. L’Allemagne prône une politique fondée sur des principes mais aussi plus active envers la Russie, ce qui comprend un dialogue ouvert de même que le maintien des sanctions actuelles tant que la donne n’aura pas changé. À ce sujet, Heiko Maas a déclaré :

Quelques gros nuages obscurcissent nos relations. La Russie doit en particulier faire davantage pour contribuer à faire la lumière sur l’affaire Navalny. Cependant, ces investigations ne doivent pas être une feuille de vigne. Il convient d’élucider de manière approfondie et transparente le contexte de cet acte et de demander des comptes aux responsables.
En tous cas, cette affaire montre une fois de plus que notre politique européenne à l’égard de la Russie doit se fonder sur des principes, mais qu’elle doit être aussi plus active et davantage guidée par nos intérêts qu’auparavant.

Turquie : un dialogue indispensable

Concernant la Turquie, les participants ont discuté dles relations entre l’Union européenne et la Turquie dans leur ensemble. À la fin de la rencontre, le chef de la diplomatie allemande a indiqué : « La situation en Méditerranée orientale affecte profondément nos relations. Nous avons fait preuve d’unité dans notre solidarité avec la Grèce et Chypre. Une solution diplomatique dans le cadre d’un échange direct demeure notre objectif le plus urgent. Nous sommes également d’accord sur le fait que les questions de droit international devraient être présentées à la Cour internationale de Justice afin qu’elles soient clarifiées. » Le processus de dialogue du haut représentant de l’UE Josep Borrell avec le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu est au cœur des relations UE-Turquie. C’est précisément parce que les relations avec l’UE sont actuellement tendues qu’un dialogue constructif avec la Turquie est indispensable pour résoudre les questions litigieuses en Méditerranée orientale, mais aussi pour permettre un processus politique pacifique en Libye.

La réunion de Gymnich à Berlin

Échange entre l’UE et le chef de la diplomatie israélienne Gabi Ashkenazi

Avant l’ouverture officielle de la réunion Gymnich, la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne avait organisé un dîner auquel étaient conviés les ministres des Affaires étrangères de l’UE et le chef de la diplomatie israélienne Gabi Ashkenazi. Les entretiens ont porté sur le processus de paix au Proche-Orient, la situation dans la région et les relations entre l’UE et Israël, sujet qui revêt une grande importance pour l’Allemagne.

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